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Représentant du personnel : pourquoi vous devez vous former ?

Dès qu’une entreprise dépasse un certain nombre de salariés, généralement à partir de 11, elle doit disposer d’instances de représentation du personnel pour défendre les intérêts des salariés auprès de la direction. Pour mener à bien les différentes missions liées à ces organisations, il est important pour les élus de celles-ci d’êtres bien formés. Découvrez pourquoi et comment monter en compétences.

Les instances de représentation du personnel exigent de nombreuses compétences

En 2018, les instances de représentation du personnel ont connu un profond bouleversement : l’arrivée du Comité Social et Economique. Ce dernier vient remplacer différentes organisations existantes : Comité d’Entreprise, Délégués du Personnel et CHSCT. Ces dernières fusionnent et toutes les compétences qui y étaient liées sont transférées au CSE.

Cela signifie que les élus de cette instance doivent multiplier les expertises pour faire face à l’ensemble des missions qui leur incombent. Ainsi, ils doivent notamment apprendre à :

  • Détecter des situations pouvant entraîner des risques psycho-sociaux ;
  • Gérer le budget du CSE ;
  • Organiser les réunions, rédiger des ordres du jour et des procès-verbaux ;
  • Avoir des notions en droit du travail pour identifier des situations problématiques.

Certains élus ont des rôles spécifiques qui intègrent des missions précisent exigeants également des compétences particulières. C’est notamment le cas du trésorier, chargé de suivre les comptes de l’organisation et du secrétaire qui doit suivre la documentation.

Un manque d’historique

Les comités d’entreprise existent depuis le lendemain de la 2nd Guerre Mondiale. Avec ces décennies, il était facile au sein des entreprises de trouver des personnels compétents qui connaissent déjà le fonctionnement de cette instance afin de passer le flambeau aux nouveaux élus.

C’est la première année de mise en place du CSE et il existe encore peu de documentation de référence. Il est souvent nécessaire de solliciter l’expertise d’un organisme de formation comme celui-ci afin de disposer des compétences nécessaires pour mener à bien les missions de l’instance et bien comprendre l’étendue des responsabilités de l’élu.

A la croisée du droit du travail, de la comptabilité et de la santé psychologique, une formation permet de disposer de tous les outils pour mener son rôle avec efficacité.

Le droit à la formation

Au-delà de l’intérêt que représente le fait de se former, il faut garder à l’esprit que c’est également un droit. En effet, les ordonnances Macron, qui régissent le fonctionnement du comité social et économique instaure et précise le cadre d’un droit à la formation des élus.

Pour cela, le salarié doit formuler une demande écrite à son employeur. Ce dernier dispose d’un droit de refus mais celui-ci doit être justifié.

La formation est assurée sur le temps de travail et le trajet éventuel pour suivre celle-ci doit être considérer comme un déplacement professionnel. Le salarié bénéficie donc des conditions d’indemnisation de frais de transport et hébergements fixés au sein de l’entreprise.

Il est donc tout à fait normal pour les élus de bénéficier de cette montée en compétence qui leur permettra de mener à bien leurs nouvelles missions et qui sera bénéfique au final à la bonne marche de l’entreprise.